Le Trader et le Vendeur de Montres

Comment s’améliorer et devenir un meilleur trader ? Comportez vous comme un bon vendeur de montres!

Il y a 3 types de vendeurs de montres :

  • Les débutants qui manquent d’expérience et les perdants
  • Les vendeurs de montres qui font du volume.
  • Les vendeurs de montres haut de gamme et vintage

La première catégorie ne nous intéresse pas : tout comme en trading, ce sont les amateurs ou les mauvais.

La deuxième catégorie est la plus intéressante pour la majorité des traders, notamment les scalpers, day traders, et vous devez vous en inspirer.

Le vendeur de montre qui fait du volume

C’est un vendeur dans l’âme, que çà soit une swatch ou une Rolex, il garde la même attitude. Il ne va pas déconsidérer l’acheteur de montres pas chères car il sait pertinemment qu’il vendra beaucoup moins de Rolex que de Swatch ou d’Hamilton. Son objectif c’est d’être rentable et opportuniste. Si c’est une journée où il vendra 20 Swatch, il vendra 20 Swatch, avec le même enthousiasme, sans faire de distingo selon le type de client, peu importe la météo etc. S’il n’y a aucune vente dans la journée, cela n’a pas d’impact dans son moral, il sait que tôt ou tard il se rattrapera le jour suivant, la semaine suivante…

Le point le plus important : il est régulier et flexible. Chaque client sera traité comme s’il venait acheter 2 Rolex, et non discriminé selon s’il porte un costume ou s’il vient en Bermuda! Pourquoi ? Parce que le client en costume pourra venir dans sa boutique pour le plaisir car il a déjà 2 Rolex alors que le client en Bermuda qui au départ voulait simplement une montre repartira avec une Rolex au poignet !

=> Il en est de même du vendeur de montres et du trader pro : Il fait du volume, il ne sait pas à chaque trade s’il sera gagnant, mais il optimisera au maximum chaque trade.

Le vendeur haut de gamme ou vintage

L’optique est un peu différente : le vendeur se positionne sur des pièces plus rares / plus recherchées. Il achète cher pour revendre plus cher. Il connaît parfaitement le marché et sait quelles sont les tendances fortes qui sont en place et qui vont durer. Il fait moins de volumes, mais a en revanche beaucoup moins d’échecs. Il est plus sélectif. Tout comme le vendeur qui fait du volume, il veut au final être rentable et ne s’attache pas aux pièces qu’il achète, il ne devient pas « collectionneur ».

Le vendeur haut de gamme s’appuie sur toutes ses connaissances et son expérience pour avoir un instinct naturel sur les « bonnes affaires ». Il en est de même du trader sélectif.

Quel type de trading ? Un conseil : faites du volume au départ.

Quand il débute, le Trader doit obligatoirement faire du volume, bon gré mal gré. En effet, tout comme c’est en forgeant qu’on devient forgeron, c’est en tradant qu’on devient trader. Vous devez tester vos set ups, les améliorer, les adapter selon les contextes de marché, les actifs. Vous devez observer les cycles de marchés, selon différents time frames. Et au final devenir assez confiant pour ne plus changer vos set ups et vos timeframe.

Heureusement, toutes les plate-formes permettent de tester vos stratégies et set up en « Démo ». Mais c’est une étape nécessaire et non suffisante. En effet, la Démo enlève toute la partie psychologique du Trading, soit 90% !

Tout comme le vendeur de montre qui se comporte de façon égale quelles que soient les clients en face, le trader doit prendre ses trades de façon égale, sans avoir de grandes attentes : il prendra ce qu’il y aura à prendre. Il commencera par vendre des Swatchs, et avec le temps pourra avoir quelques Rolex. Et pourquoi pas, après quelques années , pouvoir vendre des Patek Philippe vintage!

« Don’t fight the Fed » : un mythe (très) dangereux

Vous avez certainement entendu cette expression : « on ne se bat contre la Réserve Fédérale » et son corollaire : « Les banques Centrales seront toujours là ».

Ces deux expressions sont devenues de véritables mantras, ressorties par tout économiste, analyste financier, gérant de portefeuille, trader, dès que les marchés actions commencent à flancher : il faut continuer d’acheter les actions, les banques centrales ne vont pas laisser les marchés chuter.

Oui, les banques centrales ont un impact positif. Quand tout va bien. Ceux qui étaient baissiers durant le Bull Market de 2009 /2020 s’en souviennent encore. Lorsqu’il y a une (petite) inquiétude sur la santé économique ou sur une instabilité, les Banques Centrales sont intervenues pendant des années : Fed, BCE, BOE, BOJ etc. En agissant sur les taux d’intérêts. Puis en rachetant des obligations (QE), puis des actions, puis tout ou presque.

Ceux qu’oublient les investisseurs et traders, c’est que les interventions des banques centrales n’ont des effets qu’à Court Terme et surtout créent des déséquilibres qui eux sont à Long Terme.

Plus important encore : les investisseurs oublient surtout que par le passé, les Banques Centrales n’ont pu endiguer les crises, les vraies. En 2008, le moins qu’on puisse dire, c’est que Bernanke et Trichet ont intervenu massivement durant l’été 2008. Est ce que cela a empêché le plongeon ? Bien au contraire. Les marchés ont encore baissé de plus de 40% après.

Dans un passé plus proche, c’est à dire le 3 mars 2020, la Reserve Fed a pris tout le monde par surprise en abaissant de 0.5% ses taux directeurs et ce quelques jours avant l’annonce de sa politique monétaire. De façon analogue, Christine Lagarde a annoncé le 12 mars 2020 des mesures exceptionnelles pour soutenir l’économie.

En observant le graph du CAC 40, le moins que l’on puisse dire, c’est que ces 2 interventions n’ont pas eu l’effet escompté! Plus de 20% de baisse après la Fed, et 15% supplémentaire de baisse après le discours de la BCE.

Impact de l’intervention de la Fed et de la BCE en mars 2020.

Lors des périodes de crise, les interventions des Banques Centrales rajoutent de l’incertitude à l’incertitude. C’est tout sauf un signal positif et il faut s’attendre à revivre un nouveau bear market analogue à 2008.

Car les marchés actions, comme tout marché, actif, matières premières, connaissent des cycles d’expansion et de rétraction. Si les cours doivent baisser, ils baisseront. Quelques soient les interventions en face. Aucun humain et aucune organisation ne peut déstabiliser durablement l’évolution inexorable des prix.

En conclusion, pour survivre à cette crise et protéger votre capital, ne faites pas confiance aux rumeurs, news et aux interventions qui vont se multiplier. Soyez prudents car quand les investisseurs comprendront à nouveau que les Banques Centrales ne sont pas omnipotentes, la panique reviendra…

L’histoire ne se répète pas, elle rime. Mark Twain

Le « Short Ban » : une fausse bonne idée ?

Le Short Ban Européen durant la crise du Coronavirus.

Le 17 mars 2020, la France, l’Italie, l’Autriche, l’Espagne et la Grèce ont mis en place un short ban selling. Il s’agit d’une interdiction de shorter un certain nombre de titres.

L’idée au départ est d’empêcher les excès de certains spéculateurs, notamment les fameux hedge funds, d’utiliser les Ventes A Découvert, c’est à dire racheter dans le futur un titre avec l’espoir que le cours soit plus bas.

Le régulateur français, l’AMF, a mis un short ban selling sur la très grande majorité des valeurs françaises. Et cette semaine, l’AMF a décidé de prolonger d’un mois (minimum) le short selling ban afin de participer à la « stabilité des cours ».

En pratique, çà marche?

A court terme, oui. En effet, le 12 mars et le 16 mars 2020, le CAC a connu pour la première fois de son histoire deux baisses journalières de plus de 10%. Dans le marasme général, l’AMF et l’ESMA annoncent des short ban le 17 mars, ce qui a rassuré à court terme.

Mais sur du moyen terme, pas vraiment. Ainsi, durant la crise de 2008, tout comme celles des PIGS en 2011 et 2012, les short ban, notamment sur les banques n’ont pas du tout endigué la baisse dans la durée, au contraire, elles ont réduit la liquidité et amené des ventes forcées.

En outre, mettre un short ban limite généralement le retour des acheteurs. Ainsi, en mars / avril 2020, les indices américains S&P500 et Nasdaq tout comme le Dax ont bien réagi sans avoir mis en place de short ban, et ils ont nettement mieux rebondi. Et malgré le short ban, les banques françaises ont à nouveau plongé à partir du 27 mars, les ventes massives se sont multipliées pour compenser l’absence de couverture que proposaient les Ventes A Découvert ou les ETF inverse comme le BX4.

Pourquoi poursuivre le short ban est-il un mauvais signal ?

Un short ban selling doit rester temporaire. Le faire durer dans le temps, c’est donner un très mauvais signal pour les fonds de pension et les institutionnels. En gros, les acteurs et autorités considèrent que leur marché ne peut se réguler par lui-même. En conséquence, les mécanismes de couverture n’étant plus respectés, un institutionnel risquera de sortir ses positions, qui auront un réel impact sur les cours, et entraînera rapidement dans son mouvement les autres institutionnels. C’est un cercle vicieux qui pénalisera les maillons faibles, au profit des autres marchés considérés comme plus stables et plus liquides.

Il est fort probable que d’ici quelques mois, les indices ayant appliqué le short ban comme le CAC français soient malheureusement en retard comparés aux homologues américains et allemands. En effet, dans une logique internationale, pourquoi garder des belles valeurs comme Airbus, L’Oreal si on ne peut plus se couvrir? Autant les vendre directement… Pour ne malheureusement plus revenir… Quand c’est vendu, on ne revient plus, pour ne pas se dédire!

Que faire alors?

A priori, faire comme les Américains ! Mettre des mécanismes de coupure des shorts des futures lorsqu’ils atteignent -5 et -7%! Cela semble a priori plus efficace que de réduire la liquidité des titres.

Les « achats à bon compte »

Cette expression, vous l’avez forcément entendu, voire employé lorsque vous souhaitiez faire des investissements sur un titre ou un indice qui était en train de baisser.

Récemment, un article de Boursorama indiquait que de nombreux investisseurs avaient ouvert un compte-titre ou un PEA pour profiter de la vague de baisse que nous avons connu en février / mars 2020, afin de faire ces fameux « achats à bon compte ».

L’axiome de départ est simple : quand une société est solide, il est opportun d’attendre une correction, un stress, afin de pouvoir entrer à un prix correct. Alors, avec Total avec 50% de baisse, Renault à -85 pct… Çà peut donner envie !

Certes, il vaut (généralement) mieux acheter moins cher que plus cher. Mais le marché est-il organisé pour que chacun fasse de « bonnes affaires » ? Bien entendu non. Certains parlent de « soldes », en pensant (à tort) qu’il y aura au maximum une voire deux démarques… Mais ils oublient qu’ils ne sont pas en train de faire du shopping, mais sur le marché le plus compétitif au monde ! Seuls les meilleurs gagnent sur le LT !

En général, seule une minorité profitera des vagues de baisse pour constituer des positions gagnantes. Néanmoins, en bull market comme en 2019, un débutant ou un novice pourra faire des achats à bon compte qui s’avéreront payant. En effet, tout monte ou presque, plus ou moins vite. Les entreprises en quasi-faillite arrivent à rebondir, bénéficiant de l’indulgence générale. De fait, vous avez vite l’impression de devenir un expert grâce à vos « achats à bon compte ».

Malheureusement, ce qui fonctionne en bull market, notamment les filets de sécurité de la tendance générale qui limitent la casse, n’existent plus en bear market. Or nous sommes entrés en bear market, donc la grande majorité des investissements des prochains mois trouvera des prix plus bas !

Les achats à bon compte sont donc un mythe en bear market. Les tentatives de déterminer un point bas vont se multiplier pendant des semaines et des mois, les prix inscrivant de nouveaux plus bas. Chaque rebond qui pourrait redonner de l’espoir dans ces achats à bon compte seront suivis de nouvelles vagues de baisses. Etc.

Bref, si vous souhaitez investir sur du long terme, à moins d’avoir un excellent choix de valeurs et un timing parfait, vous risquez d’avoir de mauvaises surprises.

Il est possible d’investir dans un marché baissier, mais vous jouez contre la tendance. L’investisseur et trader avisé n’optera donc pas pour des stratégies de buy & hold mais plus sur des paris tactiques de CT (quelques jours à 2/3 semaines).

Surtout, appuyez-vous sur l‘Analyse Technique car l’analyse financière classique ne vous donnera ni le timing, ni les points de retournements.

L’objectif final reste de protéger votre capital ! Ne l’oubliez jamais !

Attention aux fausses bonnes affaires !

Pourquoi être un bon analyste ne suffit pas dans le Trading ?

Si vous avez un peu d’expérience sur les marchés, il vous est certainement arrivé de déterminer un point bas ou un point haut important grâce à votre analyse, qu’elle soit fondamentale, technique, ou simplement de bon sens. Néanmoins, cela ne s’est pas forcément retrouvé numérairement dans votre trading ou dans vos investissements.

Pourquoi ? L’analyse c’est la réflexion. Le trading, l’action. Mettre les 2 en phase demande de mettre en concordance ses pensées avec ses décisions sans émotions! Sous peine de se faire piéger…

Bien sûr, cela ne s’improvise pas ! Il y a un ensemble de règles et d’attitudes à maîtriser, ne serait-ce que d’avoir des set-ups ! Ce qui est le minimum.

Ci-dessous une vidéo que j’ai faite sur ce sujet. La vidéo est un peu longue mais elle est éducative !

Nous sommes entrés en Bear Market, que faire ??

L’entrée en Bear Market

Les 3 dernières semaines ont ramené un certain nombre d’investisseurs à la réalité boursière. Les marchés actions montent ou rangent 80% du temps.

Réciproquement, elles descendent 20% du temps. Par contre, l’angle n’est pas le même. Imaginez que vous escaladiez l’Himalaya, chaque mètre est une souffrance. En revanche, la descente est plus rapide.

C’est ce qui se passe sur les marchés actions. J’avais écrit le 19 février 2020 un article sur le Nasdaq ! Sacré coïncidence, on était au top de l’Himalaya des actions. Hop le lien ci-dessous

Donc nous sommes partis pour une descente de 1 an à pourquoi pas 3 ans ? Mais, et c’est çà le piège, bien entendu les cours ne vont pas chuter en une fois et remonter comme si de rien n’était. Cà, c’était le 4ème trimestre 2018. Les marchés avaient marqué une grosse correction, mais pour mieux repartir en 2019. La baisse depuis le 19 février n’a rien de comparable : on parle d’une chute de 30% en moyenne sur les indices, et des titres qui ont perdu entre 20% et 70%. La volatilité retrouve des niveaux jamais vus depuis plus d’une décennie. Nous sommes entrés en Bear Market

Alors on fait quoi ??

Déjà, pour ceux qui n’ont pas les bases, on étudie l’AT, le Price Action car les fondamentaux, on oublie. Les valorisations, encore plus. Tout bear market a des périodes de répit, de rebonds appelés « dead cat bounce », qui peuvent aller de 10% à 40% ! Hé oui, on l’oublie mais la bulle internet n’a pas implosé en une fois mais en 2 fois. De mars 2000 à juin 2000, -40%. De juillet 2000 à septembre 2000 : quasi 40%.

Il est probable que le marché actuel présente une typologie proche de l’explosion de la Bulle Internet, avec un rebond violent qui piège les bears. Et ce avant une nouvelle chute violente qui entraîne tout sur son passage.

C’est une période difficile qui s’annonce, voici les quelques règles :

1 Le Bear Market dure toujours plus longtemps que prévu. Il faut survivre durant cette période difficile.

2 A chaque rebond (qui arriveront tôt ou tard et qui seront violents), on se prépare à alléger, mettre en place des protections.

3 Dans le doute, Cash is King

4 Attention aux fausses bonnes affaires, il y aura toujours une nouvelle nouvelle démarque

5 Analyse Technique / Price Action dictera trading et investissements

6 Le Money Management, important en bull market, devient indispensable en Bear Market. On n’a pas le droit à une erreur de timing.

Les ETF : prochains déclencheurs de la crise ?

Cela fait depuis plusieurs mois qu’un certain nombre d’acteurs se pose la question de l’impact des ETF dans une prochaine crise financière.

Rappelons les faits : peu présents dans les portefeuilles des institutionnels et des particuliers il y a 10 ans, les ETF sont montés en puissance années après années. A tel point qu’en août 2019, pour la première fois depuis la création de la Bourse, la gestion passive, indicielle et ETF a représenté plus que la gestion « active », c’est à dire s’appuyant sur les choix de gérants (fondamentaux, hedge, technique etc).

Pourquoi cette prédominance des ETF aujourd’hui peut faire peur ?

Pour la simple et bonne raison que les ETF investissent essentiellement dans les capitalisations les plus larges et les plus liquides. Même si un certain nombre d’ETF se spécialisent sur certains segments, comme les petites capitalisations, les secteurs, certaines zones géographiques, la part du lion se fait essentiellement dans les gros indices : S&P, Nasdaq, Euro Stoxx 50.

On a donc un cercle vertueux (ou vicieux, on le verra plus tard), qui se met en place. Des épargnants et institutionnels investissent dans les ETF. Ces ETF achètent de façon systématique des grandes capi mondiales (donc essentiellement américaines). Les achats font monter les prix. Les grandes capitalisations ont leur poids qui augmentent. Les ETF doivent à nouveau investir dans les grandes capitalisations etc.

Les plus grosses capitalisations pesant de plus en plus dans les indices, un poids maximum est donné, généralement 10%. Ceci devrait permettre d’endiguer le cercle des achats. Et bien non, prenons le cas du Nasdaq. Certes les achats se sont limités pour Apple et Microsoft, mais les autres titres juste en dessous et n’ayant pas atteint le seuil maximal vont bénéficier du report des achats sur leurs actions. Et c’est Google, Amazon, Facebook, Visa etc qui vont bénéficier de ces reports, et faire monter à nouveau l’indice Nasdaq, et au final attirer de nouveaux souscripteurs d’ETF !!!!!

Bref, c’est un cercle sans fin qui se répète tant qu’il y a des souscripteurs dans les ETF. Ce qui était le cas jusqu’à ce début d’année 2020.

Le principal risque est donc qu’il y ait des sorties massives des ETF. Ces sorties amènent des ventes dans les grandes capi. Ventes qui font baisser les prix. Baisse des prix et cours qui inquiètent les particuliers et institutionnels qui continuent de vendre etc.

Donc les ETF peuvent en effet provoquer une crise financière, ce n’est malheureusement pas un mythe, et il sera donc important pour l’investisseur avisé de suivre dans les prochains mois l’évolution des entrées / sorties dans les ETF des grandes capitalisations US (et dans une moindre mesure européennes).

L’histoire se répète en Bourse? Cas du Nasdaq

A toi ami lecteur et investisseur, je vais te demander de regarder attentivement le graph ci-dessous, sachant que la barre noire délimite l’année précédente et l’année qui suit.

Hé oui ! C’est le graph du Nasdaq, non pas fin 2019 et début 2020, mais bien le Nasdaq arrêté à février 2000, avec le logiciel tradingview que je recommande ! Voici le graph du Nasdaq aujourd’hui avec le même logiciel!

On a bien eu 2 mini baisses, mais moins marquées que les 2 de début 2000 sur le Nasdaq (cf graph Nasdaq ci-dessous au 19 février).

On a presque l’impression que le graph de 2000 est moins parabolique que celui de 2020 ?!

Pour rappel, la suite du Nasdaq en 2000/2003….

Vous allez me dire, on n’est que le 19 février, ca peut encore monter 1 mois ?! Voire plus si affinités! Mais vous aurez été prévenus !

Source : tradingview. Aller sur https://fr.tradingview.com/symbols/FOREXCOM-NSXUSD/

« La Chasse aux Stops » : mythe ou réalité ?

Si vous êtes déjà un trader chevronné, vous avez déjà du faire face à un phénomène assez désagréable : si vous placez un stop physique, les prix vont aller chercher votre stop, vous faisant sortir avec une moins-value.

Si ce n’était pas suffisant, le marché va repartir dans la bonne direction de votre trade initial, amplifiant la frustation et le dégoût car vous n’êtes plus en position.

Ce phénomène se répétant, y a t’il des robots / espions qui sont là pour nous piéger systématiquement? La réponse est oui et non.

Vos ordres stop sont visibles ? Oui

=> Il existe des logiciels qui permettent de récupérer les bid / asks sur les large caps et les futures en Europe. Aux Etats-Unis, les stops sont protégés (théoriquement), ce n’est pas le cas en Europe.

Est ce que vos ordres sont particulièrement visés? Non

=> Ce n’est pas votre broker qui en veut à votre compte ou à vos petits ordres stops. Il s’agit simplement d’un ensemble de comportements analogues au vôtre qui amèneront une demande assez forte pour que les robots / HFT viennent chercher une zone de prix où malheureusement vous étiez positionnés.

Au final, les ordres stops physiques ne doivent être employés que si vous n’avez pas d’autre choix et que vous ne pouvez pas être devant votre écran.

Les ordres stops mentaux sont une bien meilleure alternative car cela vous permet de visionner jusqu’où le camp adverse à votre ordre essaie de pousser. Mais il faut avoir de la discipline si votre niveau d’ordre stop mental est touché!

Gardez vos ordres stop dans votre tête !

Quel est l’impact des catastrophes, pandémies sur les Bourses?

La Bourse a horreur de l’incertitude. Donc quand une catastrophe naturelle ou un risque de Pandémie apparaît, la réaction des bourses au départ est bien entendu de corriger.

Mais tout dépend du timing. Ainsi, si ce type d’événements apparaît alors que les marchés actions sont à des niveaux corrects, sans excès, généralement la nouvelle sera digérée très rapidement, et back to « business as usual ».

En revanche, si ce type d’événement arrive après une forte hausse des marchés actions, il est probable que l’événement soit pris comme un prétexte pour des ventes massives d’actions. On entre vraiment dans un phénomène de psychologie des foules.

C’est un peu le risque de ce début d’année 2020 avec des indices américains à des niveaux stratosphériques. Les effets domino de premières ventes pourraient amener d’autres ventes etc. et finalement une panique boursière.

A suivre!